par Henri LAFFORGUE | Nov 10, 2014 | Réflexions diverses
Croisé hier, en allant à la piscine, une dame âgée s’en prenant méchamment à son chien qu’elle tirait de force avec sa laisse.
« Tu as encore mangé des saloperies ! »
Je suis choqué par cette scène. Visiblement, ce chien est le souffre-douleur de sa maîtresse et je le plains.
Un animal de compagnie ne doit-il pas partager l’amour de ses maîtres ?
Il doit être, pour la personne seule et âgée, un compagnon, je dirais même un confident et un ami sur lequel reporter son affection et qui permet de supporter plus facilement la tristesse de la solitude.
Tel n’est visiblement pas le cas ici et cela m’attriste. Je ne connais pas la vie de cette personne. Peut-être, est-elle sous le coup de la colère à la suite d’une contrariété. Dans ce cas son attitude serait excusable. Mais je crains plutôt qu’elle ne soit aigrie… Or, quels que soient les malheurs et les souffrances d’une vie, il n’est jamais bon d’être aigri.
Je ne veux pas nous donner en exemple, mais je veux dire cependant un mot ici de Basile, notre chat, que nous ont offert nos enfants voici huit ans.
Ce chat a été pris à la SPA à l’âge de six mois et je me demande s’il n’avait pas été battu.
Il n’y a pas plus peureux que lui. Il ne s’est jamais aventuré dans d’autres pièces de notre appartement que le séjour et que la cuisine. Je n’ai jamais réussi à l’empêcher de s’installer sur tous mes papiers qu’il froisse et remplit de poils. Et non seulement il n’est pas affectueux – il ne veut jamais rester sur nos genoux quand nous le prenons – mais en plus il lui arrive de nous griffer et nous mordre, sans raison, au poignet ou à la cheville et de nous faire sérieusement saigner.
Je reconnais que dans ce cas j’élève sérieusement la voix et lui donne une bonne tape sur la tête. Mais pas davantage. Cela ne servira à rien. Je sais qu’il recommencera tôt ou tard alors une punition plus importante est totalement inutile.
Quels que soient ses défauts, nous ne lui en voulons pas. Nous le prenons comme il est. Jamais nous ne lui ferions le moindre mal, et même nous sommes aux petits soins avec lui. Il partage notre foyer, notre vie, et, comme tout animal, il a droit à notre attention.
Un chat peut-il être heureux ou malheureux ? Qu’est-ce que le bonheur ? Vaste question à laquelle je n’essaierai pas de répondre aujourd’hui.
Cependant, en toute honnêteté, je crois pouvoir dire que Basile est heureux. Aussi heureux que puisse être un chat aimé de ses maîtres.
Tout maître doit donner des marques d’amitié, je dirais même d’amour aux animaux qui partagent son foyer. J’ai eu l’impression, hier, que cette vieille dame n’aimait son chien. Peut-être me suis-je trompé. Je le souhaite vivement, mais j’ai trouvé qu’elle s’en prenait bien méchamment à son chien.
par Henri LAFFORGUE | Nov 3, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Je veux bien croire que les musulmans ne sont pas tous des terroristes. Il n’empêche. J’ai de plus en plus la conviction que l’Islam est une religion vicié à la base. Mahomet, le Prophète, était un chef de guerre, est à l’origine de l’impitoyable charia,a donné l’exemple de la polygamie, a montré un mépris de la femme que des hommes civilisés ne peuvent accepter.
Nous voyons aujourd’hui que, loin de s’être amélioré avec les siècles, l’Islam, avec ses djihadistes, ses fondamentalistes et ses fanatiques de tout poil, se radicalise, retrouve ses racines guerrières, et veut imposer au monde sa charia inhumaine et semeuse de mort.
Certes, l’Eglise, elle aussi, s’est montrée violente et sectaire dans le passé, mais elle s’est assagie, et le Christ, à l’origine du christianisme, à l’opposé de Mahomet, a prêché l’Amour entre les hommes, et est mort sur la croix sans faire couler le sang de ses disciples…
Oui, je veux bien croire que les musulmans ne sont pas tous des terroristes. Mais dans le contexte actuel, quand au Proche-Orient et en Afrique, des extrémistes exterminent de la façon la plus barbare des infidèles, enlèvent, violent, convertissent, et marient de force des jeunes filles, quand pour eux la mort est une récompense, je pense que tous ceux qui se réclament de l’Islam devraient faire profil bas et chercher à se faire oublier.
Tel n’est malheureusement pas le cas, et l’on voit maintenant notre ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, revenir à la charge pour que les femmes voilées puissent accompagner les sorties scolaires des enfants. Il ne suffisait pas, sans doute, que le jusqu’au-boutisme d’une employée voilée de la crèche Baby Loup, après avoir été licenciée, mette en péril cette crèche – la seule crèche ouverte 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine. Voilà qu’une ministre revient à la charge pour imposer à la France, Etat laïc, les coutumes d’un Islam anachronique qui menace le monde entier par ses excès et sa folie.
Le monde est pris dans une guerre de religion dramatique. Et ce n’est pas en acceptant tous les caprices et toutes les volontés des musulmans, que la France sera épargnée par le terrorisme. Il conviendrait donc de mettre terme à cette escalade du voile qui ne cesse de rebondir depuis des années.
Rappelons que nos soldats risquent et donnent leur vie dans la lutte contre des extrémistes islamiques. L’un d’eux, le sergent-chef Thomas Dupuy, vient de trouver la mort au Nord Mali. Les Français vivant à l’étranger sont particulièrement menacés. Des otages ont été exécutés sans pitié. Et nous, pendant ce temps, nous discutaillons pour accorder encore davantage de droits aux musulmans vivant en France !
par Henri LAFFORGUE | Oct 9, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
J’ai vu dernièrement l’interview de Rachel Lambert, à la suite de son plaidoyer pour que les médecins fassent* mourir son mari dans le coma depuis cinq ans.
J’imagine la souffrance de cette femme qui voit son mari dans un état de totale dépendance et sans le moindre espoir d’amélioration. Je sais comme il est facile d’avoir des opinions bien arrêtées sur tel ou tel problème quand on n’est pas directement concerné. Aussi, je ne saurais juger cette épouse qui souffre, et encore moins la condamner.
Mais je voudrais rappeler le témoignage d’Anne Lambert et David Philippon, la sœur et le demi-frère de Vincent, publié dans le Figaro du 5 septembre dernier sous le titre « Qui peut dire que Vincent veut mourir ? »
Selon ces derniers, Vincent n’est pas un « légume ». Il est en « état d’éveil sans réponse». « Il dort, se réveille, suit parfois son entourage des yeux, réagit à certaines sollicitations, n’est branché à aucune machine, ne reçoit aucun traitement qui le maintiendrait en vie. Vincent n’a besoin que d’être nourri et hydraté. »
Ils écrivent : « Ce n’est pas parce que Vincent a une conscience altérée qu’il n’est plus un homme. À ce compte, il faudrait se débarrasser des handicapés mentaux et des déments au lieu d’en prendre soin. »
Nul ne peut décider de la mort d’une personne parce qu’elle est gravement handicapée.
L’état de Vincent est certes une lourde épreuve pour sa famille. Mais n’est-ce pas la grandeur et l’honneur d’une société que d’accompagner jusqu’au bout ses membres touchés par la maladie ? Nous avons des exemples dans la préhistoire où des personnes gravement handicapées ont continué à vivre près des leurs. Serions-nous moins humains que nos lointains ancêtres ?…
Qui peut dire que Vincent veut mourir? Personne.
Anne Lambert et David Philippon poursuivent : « Alors pourquoi lui infliger toutes ces maltraitances, pourquoi lui refuser depuis deux ans la kinésithérapie de confort qui constitue une exigence de soin de base, pourquoi ne lui faire aucune stimulation sensorielle, pourquoi ne lui donner comme seul horizon que le plafond de sa chambre sans le mettre chaque matin dans un fauteuil moulé sur mesure, comme l’exigent les bonnes pratiques? Pourquoi refuser qu’il puisse sortir et le laisser enfermé sous clé, dans sa chambre, comme un prisonnier dans le couloir de la mort? »
Je partage la souffrance de la famille de Vincent, et je veux dénoncer ici la désinformation de nombreux médias et de partisans de l’euthanasie.
Je suis fermement opposé à l’acharnement thérapeutique et refuse également la facilité de l’euthanasie. Notre devoir n’est-il pas d’entourer le plus possible de notre présence, de notre affection, nos proches touchés par un mal sans espoir de guérison. De tout faire, bien sûr, pour alléger au maximum leurs souffrances physiques – même si ces traitements contre la douleur peuvent abréger leurs jours.
La grandeur et la gloire de l’homme, après être parvenu à vaincre la souffrance physique, c’est d’entourer moralement ses malades. De leur dire, par une simple présence quand il nous semble que la parole ne les atteint plus, qu’ils ont toujours leur place parmi nous. Que nous les aimons et que nous serons près d’eux lors de leur passage dans le mystère de l’Eternité.
Je ne sais pas si la Bible est un Livre inspiré ou non. Mais le « Tu ne tueras pas » reste pour une humanité en désarroi, le rempart irremplaçable pour la défense de la vie. La vie est pour moi est quelque chose de sacré, la plus belle chance qui nous soit donnée par Dieu, le Destin, ou le Hasard – c’est selon – alors respectons-la dans ses moments de joie, comme dans ses épreuves douloureuses.
* Je dis bien « fassent » mourir parce que « Vincent n’est branché à aucune machine, ne reçoit aucun traitement qui le maintiendrait en vie. Vincent n’a besoin que d’être nourri et hydraté »
par Henri LAFFORGUE | Oct 9, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Quelques-uns de mes fidèles lecteurs s’étonnent que je n’aie rien écrit à propos de l’assassinat innommable d’Hervé Gourdel et d’autres otages.
La raison en est simple : tout a été dit sur l’horreur et l’atrocité de ces exécutions, et je n’ai rien à ajouter, si ce n’est mon indignation, mon écœurement. Comment des hommes peuvent-ils sombrer dans une telle barbarie ?…
Nous pourrions croire que le monde vient d’atteindre des sommets jamais dépassés dans l’horreur. Et pourtant. En cette période où l’on parle temps de la dernière guerre, rappelons-nous :
Les dizaines de milliers de massacres et de viols à Nankin, en décembre 1937, par les soldats de l’armée impériale japonaise, lors de leur attaque de la Chine.
Les crimes abominables perpétrés par les troupes allemands lors de l’invasion de la Russie en juin 1941.
Les viols de deux millions ?!!! de Berlinoises en 1945, lors de la prise de Berlin par les soldats soviétiques !
La liste, hélas, est loin d’être close. Je cite simplement ces trois exemples pour rappeler que la barbarie n’est pas une invention de notre siècle.
L’homme est capable du meilleur comme du pire, et je me demande parfois si la violence, la barbarie ne sont pas inscrites dans ses gènes…
La folie des djihadistes – qui massacrent souvent les personnes les plus philanthropiques, les plus généreuses – nous rappelle une chose. Que la Liberté, cette Liberté à laquelle nous sommes tant attachés, a un prix, qu’elle n’est jamais acquise définitivement et qu’il faut souvent se battre pour qu’elle l’emporte. Or, sachons-le, la lutte pour Liberté peut se payer du sacrifice de sa vie.
Nos soldats en opérations ici et là dans le monde risquent chaque jour leur vie pour elle, et parfois la donnent.
Mais qui, à part eux, est encore capable de mourir pour la Liberté ?…
L’Occident, qui connaissait une paix relative depuis soixante-dix ans, va devoir réapprendre le prix de la Liberté… Et, sans vouloir jouer les prophètes de malheur, je demande parfois si nous ne sommes pas au début d’une Troisième Guerre mondiale…
par Henri LAFFORGUE | Sep 5, 2014 | Réflexions diverses
Je vous prie de trouver ci-dessous le commentaire de Grégoire à la suite de cette chronique et ma réponse.
Bonjour,
« Tout me laisse penser que cette histoire est vraie », écrivez-vous. Qu’entendez-vous par « tout » ? Pourriez-vous préciser quels indices motivent votre jugement ? En effet, ceux que j’ai relevés laissent penser le contraire : information non sourcée, mention d’un « ancien maire » alors que celui-ci a été réélu. Sans compter l’explication tout à fait crédible donnée par la mairie, citée notamment à cette adresse :
http://blog.scribel.net/2014/08/lislamophobie-paranoiaque-a-lassaut-des-maneges/
En résumé : le cochon incriminé faisait partie d’un ensemble installé temporairement pour pallier le retard de livraison d’un autre manège, commandé de longue date, comme en témoigne l’appel d’offres lancé à cet effet, dont tout un chacun retrouvera la trace sur Internet, à supposer qu’il fasse preuve d’un minimum de curiosité. Malheureusement, celle-ci n’est pas la qualité la mieux partagée
Bonjour Grégoire,
Je vous remercie de vos précisions et les porte à la connaissance de mes lecteurs. Contrairement à ce que semble croire l’internaute Lucien, je ne pense pas faire d’intox. J’avance à visage découvert, signe mes chroniques – contrairement à tous ceux qui inondent la toile de chaînes anonymes et dont les informations sont souvent partisanes et appellent souvent à la haine.
Je reconnais que j’aurais dû vérifier davantage mes informations. Mais notez que j’avais quand même émis une réserve : « l’information que je viens de recevoir me semble tout à fait exacte » – et non pas « tout me laisse à penser » comme vous le rapportez.
Elle me semblait exacte et vraisemblable dans le laxisme ambiant actuel et quand je vois tant d’élus renier les racines chrétiennes de notre pays et accepter tous les diktats d’un Islam conquérant.
Est-il normal, par exemple, que dans notre Supermarket le rayon des viandes classique diminue tandis que celui des viandes hallal progresse ?… Est-il normal que de plus en plus de femmes portent le voile dans nos rues, quand dans pays du Proche-Orient, des femmes risquent leur vie pour ne pas le porter ?… Connaissez-vous la servitude – voire l’esclavage – de la femme en terre d’Islam ? Les mariages forcés ?… Etc, etc. Que pensez-vous de la barbarie des djihadistes en Irak ?
Je ne pense pas en évoquant tout cela ne pas faire d’amalgames. Chrétien de cœur, fasciné par le message d’Amour des Evangiles, j’ai pour les hommes et pour les religions le plus grand respect. Mais plus le temps passe, plus l’obscurantisme de l’Islam me fait peur. Dois-je vous rappeler que Mahomet a été un chef de guerre, tandis que le Christ est mort seul sur la croix, sans avoir perdu aucun de ses disciples ? Là est peut-être la différence fondamentale entre le christianisme et l’Islam…
Je sais qu’en écrivant tout cela je risque de déchaîner les passions de certains. Mais je pense qu’il faut avoir le courage de dire certaines vérités et remettre certaines pendules à l’heure.
Je publie ci-dessous les précisions que vous apportez sur votre blog au sujet de cette affaire. Bien cordialement. Henri Lafforgue
http://blog.scribel.net/2014/08/lislamophobie-paranoiaque-a-lassaut-des-maneges/
L’islamophobie paranoïaque à l’assaut des manèges
29 août 2014
Récit des mésaventures d’un petit cochon aperçu à Istres, dont la disparition n’a pas manqué d’inquiéter des esprits devenus crédules, tant ils sont convaincus d’être les victimes d’un « islamisme rampant ».
La rumeur, qui remontre vraisemblablement à l’hiver dernier, s’est apparemment amplifiée pendant l’été, sous l’impulsion de quelques internautes peu scrupuleux : à la demande du maire d’Istres (Bouches-du-Rhône), un cochon aurait été retiré d’un manège pour répondre à la demande d’administrés musulmans.
De fait, si le cochon a effectivement disparu, c’est pour laisser la place à un carrousel traditionnel, dont la location avait été commandée à l’issue d’un appel d’offres, mais dont la livraison n’avait pas été assurée dans les délais impartis. Les chevaux de bois n’étant pas arrivés à temps pour l’inauguration du centre-ville rénové, les animaux de la ferme s’y étaient donc substitués quelques mois durant, jusqu’à novembre dernier et l’installation du carrousel programmée de longue date.
C’est en tout cas l’explication qui vient de nous être rapportée par le cabinet du maire François Bernardini, avec lequel nous avons pris contact par téléphone. Nous pardonnera-t-on de lui accorder davantage de crédit qu’aux ragots colportés par les blogueurs du dimanche ?
par Henri LAFFORGUE | Sep 2, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Des objets qui se mettent à tomber tout seuls, à frapper le sol, les murs et les vitres, tout cela dans un pavillon de sexagénaires à Amnéville, en Moselle, pendant tout l’après-midi du mercredi 20 août dernier. Voilà ce que nous rapportent les médias. Fabulation ? Mensonge ? Mystification ? Tromperie, ou autre ?… Je ne le crois pas.
« Les objets se cassaient à l’étage, au rez-de-chaussée, on ne savait plus où donner de la tête. Quand je les remettais en place, ça repartait, ça retombait » a expliqué le propriétaire à un journaliste de France 3 Lorraine. « C’est à n’y rien comprendre, car en plus il n’y a pas une marque au sol ! » a-t-il complété dans une déclaration au quotidien alsacien DNA.
Aux alentours de 21 heures, un adjoint de l’urbanisme de la ville, appelé sur les lieux, a vu de ses propres yeux un énorme pot de fleur, dans le jardin, scellé dans le sol avec une dalle de béton, tomber tout seul. Et il ne s’agissait pas d’un mini-séisme.
Je n’ai aucune explication rationnelle à donner à ces phénomènes. Mais je crois qu’en ce monde certains phénomènes échappent aux normes de nos esprits cartésiens.
Je pense qu’il est des lieux qui ont été marqués dans le passé par des événements très douloureux et qu’ils en conservent la mémoire. Que des personnes ont pu y trouver la mort, ou terriblement y souffrir, et que, des siècles après, ces lieux n’ont pas trouvé la paix.
A ce propos, j’ai lu voici une vingtaine d’années, le témoignage d’Evay de Vitray-Meyerovitch – docteur en islamologie, chercheur au CNRS – qui dans son ouvrage : « Islam, l’autre visage » (édition Critérion 1991 – p. 78 sq.) nous parle de la mosquée de Shams à Konya, en Turquie.
Shams était un derviche, ami intime du grand mystique Rûmi qui créa la « Sama », danse cosmique sacrée des derviches tourneurs.
« Dans cette mosquée où il y a un catafalque vide, il se passe des choses étranges » écrit l’auteur.
En effet, la première fois qu’elle y pénétra, elle se sentit « abominablement mal ». Elle ressortit alors, et elle eut la surprise de sentir « parfaitement bien ». Elle fit plusieurs fois l’expérience, et chaque fois le malaise disparu revenait.
Phénomène un étrange et qui, à la limite, pourrait s’expliquer par la faim, Eva n’ayant pas pris de petit déjeuner ce matin-là. Mais ce n’est pas tout.
Six ans plus tard, Eva pénètre dans la même mosquée avec un groupe d’universitaires qu’elle accompagnait. Dehors « il n’y avait pas une feuille d’arbre qui bougeait. » Or, une fois dans la mosquée le groupe fut pris dans un tourbillon, « un peu comme un coup de mistral sur la Canebière. Nous chaloupions, nous nous raccrochions les uns aux autres et c’est tout juste si nous arrivions à nous tenir debout. Il y avait vraiment de quoi avoir peur, car il n’y avait pas une fenêtre ouverte. J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu que les arbres étaient parfaitement tranquilles. »
Quelque temps après, Eva apprit qu’on avait découvert dans cette mosquée, à l’endroit même où avait eu lieu le tourbillon, un squelette qui ne pouvait être que celui de Shams.
Plus tard, alors qu’elle se baladait en touriste dans Konya, Eva se sentit « vraiment très très oppressée » dans un tout petit périmètre. Elle s’en éloigna, et se trouva à nouveau bien. Elle fit alors marche arrière et ressentit le même malaise.
J’en arrive à la conclusion de cette histoire : peu de temps après cette nouvelle expérience, Eva apprit que le lieu où elle éprouvé ces derniers malaises, était vraisemblablement l’endroit précis où Shams avait été « attiré dans un guet-apens, puis assassiné ».
Et Eva de conclure : « Je crois que les choses restent et que certains événements tragiques marquent les lieux où ils se sont déroulés. Je pourrais vous donner de nombreux exemples de ce type et je ne suis pas la seule » Et elle ajoute : « Il y a des lieux qui sont chargés sans qu’on sache très bien pourquoi. Le puits qui se trouve sous la cathédrale de Chartres par exemple, le lieu où a vécu le Maharshi*, la Sainte Baume… »
Personnellement j’avoue n’avoir jamais vécu de telles expériences. Mais je crois totalement dans le témoignage d’Eva de Vitray-Meyerovitch et, pour en revenir à la maison hantée à l’origine de cette chronique, je ne serais pas étonné que des événements tragiques se soient déroulés là dans un passé plus ou moins lointain… Evénements dont on a perdu le souvenir et qui se rappellent ainsi à notre mémoire…
* guru indien 1879-1950