par Henri LAFFORGUE | Août 21, 2014 | Actualité, Réflexions diverses
Une amie internaute vient de me faire suivre un article* de Wafa Sultan – célèbre psychiatre ? – sur la culture de mort dans l’islam.
Je ne connaissais pas cette personne, je pense qu’il y a beaucoup de vrai dans son article mais je trouve qu’il témoigne d’une méconnaissance des religions juive et chrétienne.
En effet, elle affirme : « Avant la création de l’État d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. » Une telle affirmation marque une certaine ignorance de l’histoire du peuple juif. A-t-elle jamais ouvert la Bible ?… Elle verra que la guerre, le massacre des ennemis, le rapt de leurs femmes et de leurs filles, est chose courante et s’accompagne de la bénédiction de Yahvé !
Enfin, elle semble dire que les musulmans ont l’exclusivité de la violence. Elle oublie le masochisme des premiers siècles de l’Eglise qui semblait rapporter avec plaisir toutes les tortures et les souffrances infligées aux martyrs qui mouraient pour elle. Elle oublie nos guerres de religion, l’Inquisition, la Saint-Barthélemy !…
Elle oublie toutes les paroles rapportées du Christ annonçant qu’il n’est pas venu apporter la paix, mais le glaive, que les nations se dresseront contre les nations, les royaumes contre les royaume, le père contre le fils, le fils contre le père, etc.
Tout cela pour dire que l’Islam n’a pas le monopole de la guerre !
Le chrétien de cœur que je suis condamne toutes les violences dont des chrétiens se sont rendus coupables dans le passé, ne s’attarde pas sur les quelques passages apocalyptiques des Evangiles – sans doute inspirés par les persécutions que subissaient les chrétiens au moment où ont été rédigés ces Evangiles – et ne veux retenir que le message d’AMOUR, de JUSTICE, et de PAIX dont le Christ est porteur. Je fais mienne cette parole rapportée par Saint-Jean : « Je suis le Chemin, la Vérité, et la Vie. » (Jean 14,6).
Pour en revenir à l’Islam, il conviendrait que musulmans prennent dans le Coran tout ce qui peut rapprocher les hommes et tirent un trait sur le reste. Tel n’est malheureusement pas le cas. Le djihad qui – pour les mystiques – est le combat sur soi-même, contre ses passions, est pour les extrémistes la guerre sainte et le massacre tous les infidèles. La charia est une abomination que toutes les religions condamnent.
Le sort atroce réservé aux chrétiens d’Irak, la mise à mort des hommes, la réduction en esclavage et le viol des femmes, le véritable génocide en cours, appellent un arrêt immédiat par les forces de l’ONU. Le monde ne peut pas fermer les yeux devant une telle barbarie et a le devoir de réagir autrement que par des vœux pieux !!!
On ne peut accepter le massacre de dizaines de milliers de personnes par des fous de Dieu.
PS : Comble de l’horreur et de la barbarie, j’apprends, au moment où j’achève ces lignes, qu’un journaliste américain, James Foley, disparu en Syrie en 2012, vient d’être décapité par des djihadistes ! Ces gens-là ne méritent que la mort et je ne comprends pas l’inertie de l’Occident** !
* http://ripostelaique.com/ce-que-dit-wafa-sultan-du-hamas-et-des-fous-dallah.html
** Je sais hélas que les choses sont loin d’être aussi simples…
par Henri LAFFORGUE | Août 10, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Prévoir dix ans à l’avance, après un périple de six milliards de kilomètres, la rencontre d’une sonde d’une masse de trois tonnes, avec une minuscule comète de quatre kilomètres de diamètre, tient du prodige. Cela « représente la même performance que se poser sur un point précis d’une pièce de 1 centime d’euro posée à Berlin alors que vous êtes à Paris. », selon le CNES.
Il s’agit là vraiment d’un exploit scientifique dont il faut féliciter tous les artisans et qui illustre les heureux résultats d’une coopération entre les nations. L’ESA (Agence Spatiale Européenne) qui a mis au point ce projet regroupe vingt pays d’Europe.
Dans une actualité si douloureuse, dominée par les guerres, la violence, la haine, assombrie par une crise économique qui n’en finit pas et qui s’accompagne de tant de chômage et de misère, je me réjouis de l’annonce de cette prouesse.
D’aucuns trouveront sans doute un tel programme inutile et dispendieux, et pourraient croire que l’argent dépensé pour la conquête spatiale serait plus utile ailleurs ! Je ne partage pas cet avis.
Tout d’abord, la sonde Rosetta a coûté 1,5 milliards de dollars, c’est l’équivalent de deux stades de France. Elle a été payée par tous les pays européens participants, et représente pour chaque Français une dépense entre 3 et 4 centimes par an pendant 10 ans. On ne peut donc pas parler de dépense excessive.
De plus, elle assure des milliers d’emplois et, pour un euro investi, elle génère plusieurs euros dans l’économie. Financièrement et économiquement, c’est donc loin d’être un gouffre.
D’autre part, les retombées de la conquête spatiale dans la vie quotidienne et les nouvelles technologies sont innombrables.
On les retrouve dans les nombreux domaines de l’alimentation, de l’habillement, des sports, de l’automobile, de la micro-informatique, etc.
Il y a actuellement quelque 3 000 satellites en service autour de la terre. Sans eux, ce serait le chaos sur la planète. 33 000 chaînes de TV cesseraient de fonctionner ; il ne serait plus possible de surfer sur Internet ; ni de téléphoner. Fini les géolocalisations. Fini les prévisions météo, etc.
La conquête spatiale a entraîné des avancées fantastiques dans les domaines de la physique, de la chimie, dans le domaine médical, etc. Rappelons pour mémoire ce que leur doivent les valves cardiaques, les « stents », les dialyses, l’imagerie médicale, etc.
La recherche spatiale est donc loin d’être un luxe inutile. Mais il y a plus encore.
De même que l’orphelin fera tout pour retrouver la trace de ses parents, de même l’humanité, grain de sable dans le cosmos, doit tout faire pour savoir d’où elle vient. Cette quête est vieille comme le monde et durera autant que l’humanité.
Les comètes sont pratiquement inchangées depuis la naissance de notre système solaire, il y a 4,5 milliards d’années. Leur étude nous permet donc de mieux connaître nos origines. Certains pensent qu’elles auraient apporté l’eau à notre planète toute jeune, et peut-être même… la vie !
Nous ne sommes que de petites, de toutes petites fourmis à l’extrémité d’un rameau d’un arbre immense. Chaque fois que nous découvrons un nouveau rameau, nous croyons avoir découvert le tronc ! Mais nous en sommes loin, et nous ne le découvrirons jamais. D’autant plus que l’arbre croît plus vite que nos connaissances… Il ne faut jamais oublier que nous ne voyons que 5 % de l’Univers…
Aussi nous devons nous réjouir des nouvelles connaissances que fait l’humanité, mais toujours faire preuve de la plus grande humilité.
Je pense à la phrase de Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace : « J’étais dans le ciel et j’ai bien regardé partout : je n’ai pas vu Dieu. » Quelle bêtise !
L’homme pourra faire la conquête de tous les espaces infinis, pénétrer toujours davantage dans l’infiniment grand et l’infiniment petit, sans jamais rencontrer Dieu. Dieu se cache dans la simplicité des cœurs. Il est là où il y a recherche d’AMOUR, de JUSTICE et de PAIX, et Il se dérobera toujours à ceux qui sont avides de preuves !
Quelles que soient nos croyances, que l’Univers et la Vie soient le fruit du seul Hasard ou d’une volonté divine, réjouissons de toutes les avancées de nos connaissances et mettons-les au service de toute l’humanité !
PS : les noms de Rosetta, la sonde, et de Philae, l’engin qui doit se poser sur la comète, ne sont pas dus au hasard. Ils rappellent la Pierre de Rosette et l’obélisque de Philae, qui ont permis Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens. Quant à Tchouri, le nom de la comète, c’est l’abrégé de Tchourioumov-Guérassimenko, noms des deux astronomes ukrainiens qui l’ont découverte en 1969.
par Henri LAFFORGUE | Août 6, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Je méfie toujours des informations qui circulent sur la toile, et qui sont souvent déformées ou de pure invention, dans le but de polémiquer. Mais, l’information que je viens de recevoir me semble tout à fait exacte, même si je n’ai pas réussi à trouver la date précise du fait qu’elle rapporte.
L’ancien maire de la ville d’Istres, pour répondre à la demande de l’imam de la ville, a fait enlever et remplacer le petit cochon d’un manège par un taureau pour ne pas choquer les enfants musulmans !!!…
Vraiment, on est en plein délire !!! Dans notre pays de tradition chrétienne, l’islam devient roi. Il y avait déjà les noms de nos fêtes chrétiennes – Noël, Pâques – retirés des calendriers ; il y avait l’interdiction, dans certaines écoles, de faire des sapins de Noël, et voilà maintenant que les imams s’en prennent aux animaux de nos manèges ! Mes petits-enfants aimaient l’histoire des « Trois petits cochons ». Je vais devoir brûler ce livre qui faisait leur bonheur !!!
Nous allons bientôt assister aux autodafés d’un passé que l’on croyait révolu, et pourtant pas si loin que cela. Il suffit de se reporter au temps du régime nazi !… Le pire est souvent à venir…
Et nos élus de dire amen, de faire le dos rond devant tous ces abus ! Et pendant ce temps, en Irak, nos frères chrétiens paient de leur vie leur fidélité à la religion qui est la leur depuis deux mille ans !
Jusqu’où ira-t-on dans la flagornerie et dans la servilité ?!…
Qu’on ne s’étonne pas, après cela, que les extrémistes du Front National gagnent de plus en plus de sièges aux élections ! Le laxisme et la complaisance d’un grand nombre de nos élus – là où il faut une autorité juste et ferme – ouvrent un boulevard, demain, pour la dictature d’un régime fasciste !
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Des problèmes informatiques m’ont empêché de publier des chroniques pendant une quinzaine de jours. Je publie donc aujourd’hui celles que j’ai écrites au cours de cette période, bien que, dans certains cas, elles ne collent plus à l’actualité. Que mes amis internautes veuillent bien m’excuser.
Comme chaque année, je suis fasciné, ébloui en contemplant la féerie, des feux d’artifice du 14 juillet. Ces feux qui illuminent le ciel dans une profusion de couleurs, de formes, accompagnés parfois, comme à la tour Eiffel, d’airs de toute beauté.
Et pourtant, derrière mon admiration, subsiste un trouble. Ce sont en effet les mêmes flammes, les mêmes éclairs qui illuminaient le ciel de Hambourg, en juillet 1943, quand les bombardiers britanniques et américains jetaient leurs bombes incendiaires sur cette ville, entraînant la mort horrible de dizaines de milliers d’habitants. Ce sont les mêmes embrasements qui déchirent le ciel des nuits d’Israël et de Gaza, quand des roquettes et des missiles viennent semer la mort ici et là…
Alors je me demande : qu’est-ce que la beauté ? Est-ce quelque chose de totalement abstrait ou quelque chose dépendant d’un but, d’une fin ?
Les feux d’artifice du 14 juillet veulent exprimer le bonheur, la joie. Il marque une fête.
Ceux de Hambourg hier, ou du Proche-Orient aujourd’hui sont synonymes de morts et de souffrances…
Alors ?… Alors je pense que, pour qu’il y ait beauté, il faut qu’il y ait rassemblement dans la joie. Et il n’y a pas de beauté sans admirateur. Le plus beau paysage du monde ne sera beau que s’il y a quelqu’un pour le contempler… Les feux de Hambourg ou du Proche-Orient brillent d’une fausse beauté car ils sèment la désolation, la souffrance.
Mais que dire des mille feux d’une éruption volcanique ? Il n’y a là aucune intervention humaine… On pourra être fasciné par la beauté du spectacle et rempli de tristesse si l’éruption détruit des villes ou des villages, et anéantit des vies humaines…
Je terminerai ces quelques réflexions en disant que, derrière la beauté des formes, des couleurs, des sons, etc., il y a l’indicible beauté du cœur. Derrière le visage disgracieux, se cache souvent la grâce inégalable de celui ou de celle qui l’habitent.
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Mon adjudant-chef,
Survenue dans le cours des « grandes » vacances, en cette période estivale où beaucoup ne pensent qu’au repos et aux loisirs, survenue entre des catastrophes aériennes et au moment où une nouvelle flambée de violence déchire Israéliens et Palestiniens, j’ai peur que votre mort ne soit passée inaperçue. Et j’ai peur que la France ne banalise la mort de ses soldats qui donnent leur vie pour elle, si loin d’elle.
Vous êtes mort pour la France au Mali, le 14 juillet, jour de notre fête nationale. Vous aviez 45 ans, et vous vous étiez engagé dans la Légion à l’âge de 19 ans.
Vous avez participé à de nombreuses missions à l’étranger dont six OPEX (Opérations Extérieures) : trois en Afghanistan, une en ex-Yougoslavie, une au Liban avant d’être désigné en 2014 pour l’opération Serval au Mali.
Le 3 juillet, vous aviez fêté, par colis interposés, le troisième anniversaire de votre rencontre avec votre compagne, Nathalie. Quelques semaines plutôt, vous lui aviez envoyé un SMS avec ces mots : « Veux-tu m’épouser ? ». Et dans son dernier paquet, Nathalie avait glissé votre alliance…
De vous, votre fiancée dit : c’était un homme « au grand cœur, qui faisait tout pour nous rendre la vie belle ». Elle vous qualifie de « beau-père extraordinaire… Il aurait donné sa vie pour mon fils François, comme il était capable de la donner pour la France ». Quel magnifique hommage !
Je laisse à vos supérieurs et à vos frères d’armes rappeler vos qualités de soldats et tout le courage et le dévouement dont vous avez fait preuve pour notre Patrie, au cours de votre carrière.
La mort vous a fauché. Mais vous le savez, la mort fait partie de la vie du soldat. Le soldat a l’exorbitant pouvoir de tuer, et en retour il sait qu’il peut être tué. Et comme l’écrit le général Henri Bentégeat (ancien chef d’état-major des armées françaises) : « On meurt pour la France, bien sûr, mais elle est parfois si lointaine. Alors on meurt pour les copains, pour la Légion, parce qu’on est fier d’être Commando Marine, Cocoye ou Marsouin. On meurt pour soi-même, pour l’idée qu’on se fait de l’honneur. » (Aimer l’armée – Une passion à partager).
C’est parce que vous aviez le sens de l’honneur et parce que vous aimiez la France que vous avez donné votre vie pour elle.
A votre amie et à son fils, dans la peine, je veux simplement dire qu’ils peuvent être fiers de vous. Vous êtes mort pour que la Paix, la Justice et la Liberté l’emportent dans un Mali déchiré par la guerre. Votre sang n’a pas coulé en vain. Votre nom s’ajoute à ceux de vos huit camarades qui ont déjà trouvé la mort sur cette terre lointaine d’Afrique que nous ne devons pas oublier.
Reposez désormais en Paix dans cette Eternité où vous nous précédez. Et donnez à tous ceux qui vous pleurent le Courage nous avons tous tant besoin, par moment, pour rester fidèles à nos idéaux.
J’ai une pensée, enfin, pour tous vos camarades qui sont blessés au cours de ces campagnes. Les médias n’en parlent pas. Et certains d’entre eux sont handicapés à vie, ne retrouveront jamais une vie normale. Je les salue ici et souhaiterais que la France pense davantage à eux et à leurs familles dans la peine.
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Réflexions diverses
Il est terrible pour des familles, pour des amis, de perdre un ou plusieurs proches dans un accident d’avion. Il y a l’attente insupportable, partagée entre l’espoir et le désespoir. Puis il y a la révélation de la catastrophe dans toute son horreur, accompagnée d’une foule de questions dont certaines resteront à jamais sans réponse.
J’ai conscience du poids d’une telle épreuve, et je me réjouis des nombreux efforts des autorités pour venir en aide aux familles des victimes et les accompagner dans leur deuil.
Mais les médias ! Oui, les médias ! Arrêtez d’en faire autant ! Des journaux télévisés ou des émissions radio, consacrées presque exclusivement à ce drame. Alors qu’on ne sait rien encore – ou si peu – une avalanche d’interviews de spécialistes, pour ne rien dire – car ils ne savent encore rien -, pour occuper le devant de la scène, et des interviews de proches des victimes que l’on devrait laisser tranquilles !
Toute cette mise en scène des médias pour occuper le terrain, pour être les premiers à donner les informations, pour livrer des scoops !!
Je suis désolé, mais tout cela c’est trop, et c’est indigne de médias qui se respectent. Car enfin le plus navrant, c’est qu’à chaque catastrophe – qu’il faut rapporter bien évidemment et auxquelles il convient de consacrer quelques minutes – le reste de l’actualité est totalement occulté et passe à la trappe.
Désormais, les médias ne nous parlent plus de la guerre en Syrie – se serait-elle achevée ?!… Plus de la création d’un Etat islamique en Irak – les djihadistes se seraient évanouis dans le désert ?!… Il ne nous parle pas des milliers de chrétiens du Proche-Orient qui sont condamnés à la fuite ou à la mort !…
Enfin, je reproche aux médias de se complaire dans le morbide. Ils se complaisent dans l’émotion, dans tout ce qui touche aux « tripes ». Et rarement dans leurs informations, ils ne montrent que tout n’est pas noir dans notre monde, qu’il y a chaque jour de belles choses, qu’il y a ici et là des hommes et des femmes dignes d’admiration et capables de redonner courage à des vies qui s’endorment dans la médiocrité !…
Oui, le public est vraiment manipulé par les médias. Il est à leur merci. Et, plutôt que de les élever, de les grandir, les médias l’abrutissent avec une sélection d’informations qui le détournent des vrais problèmes du monde et le plongent dans la triste banalité des jours.