par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Réflexions diverses
Un journaliste d’un grand quotidien notait dernièrement dans son éditorial : « Nos compatriotes découvrent, jour après jour, que leur pays abrite de plus en plus de Français – puisque la plupart le sont – qui détestent la France. Et ne s’en cachent pas. »
Et il rappelait toutes ces flambées de violence – à la suite des matches de la coupe du monde avec l’Algérie, à la suite des manifestations pro-palestiniennes – dont les auteurs sont des jeunes gens « issus de l’immigration de l’Afrique du Nord et de l’Afrique subsaharienne ».
Il usait là d’un euphémisme pour ne pas dire « maghrébins ». Car enfin, osons le dire, au risque de passer pour un odieux raciste, ces jeunes qui cassent tout, qui brisent tout, qui pillent tout, sont la plupart du temps des maghrébins !
Ils haïssent la France mais profitent par contre, sans vergogne, de tous les avantages sociaux, économiques, financiers, etc., qu’elle leur octroie généreusement et sans contrepartie.
Ils bénéficient du laxisme des autorités qui au nom de l’intégration acceptent tout, tolèrent tout, même le plus insupportable et qui nous interdisent d’appeler chat un chat.
Il faut vraiment se faire violence pour ne pas devenir raciste, et pour ne pas faire un amalgame injuste et déplacé entre ces jeunes dévoyés et tous les jeunes issus du Maghreb.
Dire que la plupart des problèmes que nous rencontrons avec les étrangers ou avec les Français issus de l’immigration, viennent des maghrébins nous expose à des poursuites pour racisme.
Il s’agit là pourtant, me semble-t-il, d’une évidence.
Personnellement, chrétien de cœur, je considère tous les hommes de la terre, comme mes frères et je les respecte. Il n’en est pas hélas de même avec certains musulmans qui imposent leurs lois dans une France de tradition chrétienne, avec la bénédiction du de ceux qui nous gouvernent
Inutile de rappeler une nouvelle fois notre calendrier scolaire dans lequel les vacances de Noël et de Pâques, sont devenues les vacances d’hiver et de printemps ; les cantines halal ; certains supermarchés dans lesquels il n’y a plus ou presque plus que des produits halal ; l’expansion du voile et de la burqa, qui ne sont nullement prescrits par le Coran, et sont pour moi une évidente provocation ; les discours partisans sur la repentance dans lesquels on prétend que les Français n’auraient fait que du mal en Algérie – alors que c’est totalement faux – et dans lesquels on occulte les atrocités innommables commises par le FLN, et tutti quanti.
Je suis fermement opposé à l’escalade de la violence et de la haine, et je souhaite l’entente entre tous les hommes. Mais je me demande comment faire pour enrayer l’engrenage auquel nous assistons actuellement. Le laxisme ne donne – et ne donnera jamais – rien de bon. Seule la fermeté peut mettre un frein à tous ces désordres. Nos dirigeants politiques en auront-ils le courage ? J’en doute quand je vois les tentatives de certains d’établir le droit de vote pour les étrangers…
par Henri LAFFORGUE | Juil 30, 2014 | Réflexions diverses
Des amis internautes sont étonnés que je n’aie rien écrit sur les affaires Vincent Lambert et Nicolas Bonnemaison, qui interrogent et divisent la France. La raison de mon silence est simple : il s’agit là de questions d’une extrême gravité, pour lesquelles je suis partagé, et sur lesquelles il me semble difficile d’avoir un avis tranché, lorsqu’on n’est pas directement concerné.
Je vais cependant essayer d’exposer en quelques lignes ici mon point de vue.
Je suis partisan d’alléger le plus possible les souffrances des patients, et s’il est un Dieu d’Amour, je ne crois pas que ce soit aller à son encontre que de le faire. Et je condamne sans appel le dolorisme de l’Eglise d’une certaine époque. Le Dieu auquel j’essaie de croire, n’aime pas et n’encourage pas la souffrance.
Aussi, il me semble que lorsqu’il n’y a plus le moindre espoir de sauver une personne en grande souffrance, le médecin peut – a le devoir ? – de tout faire pour soulager ses souffrances, même si les médicaments qu’il lui administre peuvent abréger sa vie.
Mais le médecin a aussi le devoir de tout faire pour protéger la vie, et à partir de quel moment doit-on décider qu’un patient est perdu ?…
La question se pose de façon beaucoup plus déchirante de nos jours que dans le passé, car la médecine a les moyens de prolonger la vie de plus en plus longtemps, et la frontière entre la vie et la mort est de plus en plus ténue.
J’ai la conviction qu’un patient dans le coma – même dans un coma profond – entend tout ce que l’on dit autour de lui. Doit-on, parce qu’il n’y a plus le moindre espoir de le sortir de son coma, le faire mourir ?…
C’est là une question très grave qui, me semble-t-il, ne peut être tranchée que s’il a donné ses volontés avant de sombrer dans le coma, et après que le médecin eut consulté ses proches et l’équipe soignante.
Le drame, dans l’affaire Bonnemaison, c’est que, à ma connaissance, ce médecin a donné la mort de sa propre initiative, sans consulter son équipe ni les familles de ses patients. S’il en est ainsi, je pense qu’il mérite une peine et j’approuve le parquet d’avoir fait appel de son acquittement.
Personnellement, s’il m’était permis de choisir ma mort, je souhaiterais m’éteindre tout doucement, en pleine conscience, comme la flamme d’une bougie dont la cire arrive à épuisement, et entouré de quelques proches.
Et en tout cas, je ne voudrais à aucun prix qu’un médecin comme le docteur Bonnemaison prenne l’initiative d’hâter ma mort, même si je souffre…
En ce qui concerne l’affaire Vincent Humbert, j’estime que la Justice est consultée sur une affaire qui concerne avant tout la famille et l’équipe soignante. Et il est vraiment affligeant que la famille se déchire comme elle se déchire.
Et, à supposer que la famille et l’équipe médicale soient d’accord pour ne pas prolonger la vie de Vincent Lambert, je crois savoir que ce jeune homme avait été « débranché » pendant une trentaine de jours dans le passé, et a continué, malgré tout, à vivre !… Alors que doit-on faire ?…
Tout cela est très délicat, et j’en parle avec la plus grande réserve. A priori, la loi Léonetti me semble une très bonne loi, qui répond à presque tous les cas des malades en fin de vie. Restent des cas particuliers qui doivent être traités chacun au cas par cas, et qui ne doivent pas remettre cette loi en question.
Avons-nous enfin le droit de décider de notre mort ? Doit-on donner les moyens de se suicider à des personnes en grande souffrance physique et morale ?
Cela me semble contraire à la vocation du médecin protecteur de la vie. Et le commandement biblique, « Tu ne tueras pas » doit nous écarter de cette tentation qui marque un échec.
Le drame, c’est celui de la solitude, d’une absence de liens d’affection qui nous relient au monde. C’est le drame d’hommes ou de femmes qui ne comptent plus pour personne, qui ne se sentent plus aimés de personne, ou n’aiment plus personne.
Le médecin, comme je le disais au début de cette chronique, a le devoir de tout faire pour soulager la souffrance. Et peut, quand il n’y a plus d’espoir de sauver un patient, lui administrer un traitement antidouleur même si ce traitement risque d’abréger sa vie.
Mais peut-il donner les moyens de se suicider à une personne en mal être ? Il me semble que non. Nous ne décidons ni du jour ni de l’heure de notre naissance. Nous n’avons pas davantage à décider du moment de notre mort. Et notre devoir à tous est d’entourer le plus possible de notre affection et de notre amitié, les personnes en mal être, de leur redonner un peu de bien-être, un peu de goût à la vie.
Autoriser l’aide au suicide, c’est ouvrir la boîte de Pandore. C’est risquer d’entraîner bien des abus, c’est ouvrir la mort à des personnes qui ont encore leur place dans le monde.
Nous sommes porteurs d’une vie dont nous ne connaissons ni l’origine, ni la fin. Nous ne sommes pas toujours sûrs que la Vie ait un sens, mais chacun de nous peut donner un sens à sa vie. En l’ouvrant aux autres, en œuvrant pour la Justice, la Paix, la Fraternité… Alors ne gaspillons pas cette chance unique. La chance unique de vivre, d’être, quand nous aurions pu ne pas être !…
par Henri LAFFORGUE | Juin 21, 2014 | Réflexions diverses
Une de mes amies, internaute à ses heures, me fait suivre une chronique de Laurent Alexandre, chirurgien urologue, président de DNAVision, publiée dans le Monde daté du 18 juin.
« Conscients depuis peu de la nécessité d’un développement durable de notre Terre, nous découvrons que l’Univers lui-même est en danger de mort. »
Ce chroniqueur cite un jeune philosophe français, Clément Vidal, qui « réussit la synthèse des enjeux de cette disparition programmée dans un très beau livre, The Beginning and the End. » et pour qui « le but ultime de la science est de combattre la mort de l’Univers, par la création artificielle de nouveaux univers. »
Oui, nos réflexions sur le futur peuvent nous donner le vertige. Nous le savons aujourd’hui, notre soleil disparaîtra dans cinq milliards d’années et il est fort probable qu’il n’y aura plus de vie possible sur notre Terre dans quelque 500 millions d’années. Cela me semble une évidence indéniable qu’il nous faut accepter. Tout comme nous devons peut-être accepter la fin de l’Univers dans 100 milliards d’années.
Mais quel démesure, quel orgueil de vouloir lutter contre cette fatale évolution ! Et pourquoi cette mort annoncée de notre Planète, de notre Système solaire, de l’Univers priverait-elle de sens notre vie, nierait-elle l’existence de Dieu ?…
Se révolter contre notre condition mortelle est un péché, c’est l’hybris – la démesure – contre laquelle les Grecs anciens et leur sagesse nous ont mis en garde.
La vie et la mort sont un mystère qu’il nous faut humblement accepter, et personnellement rien ne pourra enlever le fait que j’aurai été à un moment donné de l’Espace et du Temps. Quel bonheur d’avoir été quand j’aurais pu ne jamais être !
Je laisse aux scientifiques leurs calculs et leurs prévisions sans âme. Et je dis à tous mes frères de la terre que nous pouvons donner un sens à notre vie. Il nous appartient de partager nos JOIES et nos peines, et répandre là où nous sommes, fraternellement et généreusement, la JUSTICE et la PAIX.
Le reste, l’avenir de notre Planète ou de l’Univers dans quelques centaines de millions ou milliards d’années, peu me chaud ! Mon souci, dans l’immédiat, c’est de rendre le plus heureux possible les êtres qui m’entourent. Et tant qu’un enfant mourra de malnutrition toutes les cinq secondes, cette question sera totalement déplacée.
J’ajoute enfin que je suis fasciné par le mystère et le miracle de la Vie. De la Vie faite de naissances et de morts, que nul ne pourra jamais m’expliquer.
Y a-t-il eu un début ? Y aura-t-il une fin ? Je l’ignore. Mais nul ne pourra m’expliquer la beauté d’un coucher de soleil, la chaleur bienfaisante qui remonte de la terre après un orage, le vol d’un papillon, ou le rire d’un enfant qui découvre la vie.
Face à ces merveilles, le croyant dira « Dieu » et l’athée dira « Hasard ». Personnellement je choisis de garder le silence. Un silence de contemplation et d’humilité.
par Henri LAFFORGUE | Juin 17, 2014 | Actualité, Réflexions diverses

Je sais, M. le Président, que vous êtes en deuil. Vous avez eu en effet la douleur de perdre l’un de vos plus fidèles compagnons de route : votre chienne, Miss Beazley, la gardienne de vos chats Bob et Bernadette. Aussi, vous me pardonnerez de venir troubler votre retraite endeuillée, par un rappel de la situation en Irak.
L’Irak. Vous vous souvenez ?… C’était en 2003. Recevant des messages en direct de Dieu, vous avez prétendu que ce pays possédait des armes de destruction massive qui menaçaient le monde. Et vous avez lancé une guerre sainte contre Saddam Hussein, ce dictateur peu sympathique, je vous l’accorde, et qui lui aussi était inspiré par Dieu.
Malheureusement, vous l’ignoriez, les dictatures ne sont pas toujours les pires des régimes. L’anarchie et la guerre civile sont pires.
Saddam Hussein maintenait – d’une main de fer, c’est vrai – mais maintenait un certain équilibre entre les communautés de son pays. Sunnites, chiites, chrétiens pouvaient pratiquer librement leur religion.
Tout cela, à cause de votre intervention, a volé en éclats. Et que voit-on maintenant ? La naissance d’un Djihadistan, ou Etat islamique en Irak et au Levant, encore plus dangereux que ne l’était l’Afghanistan des talibans !
Des milliers de familles fuient devant l’avancée des djihadistes sur les routes de la province de Ninive.
Ce sont ici, 300 familles dont l’arrivée massive à Qaraquosh – première ville chrétienne d’Irak peuplée de 50 000 habitants – déstabilise la situation. Là, à Bartalla, près de 300 familles qui viennent chercher refuge. Ailleurs encore, à Bachiqa, 500 familles. Ou enfin, à al-Qosh, où se trouve un monastère catholique, 600 familles.
Ce triste exode, toutes ces souffrances dont il s’accompagne, vous en êtes responsable, M. Bush. Comme vous êtes responsable de cet éphémère printemps arabe qui a vu une Egypte tomber, après une prise de pouvoir par les Frères musulmans, sous une dictature militaire bien plus sanglante que celle de Hosni Moubarak !
Il est vrai que la France n’a guère fait mieux avec la Libye, dont l’effondrement a ouvert tous les verrous qui stoppaient les flux migratoires venus du Sahel et d’Afrique noire.
Que d’impéritie de la part des hommes qui dirigent notre monde ! Pour atténuer le mal, il eût convenu que les troupes américaines restent en Irak ou que l’Irak dispose encore d’une armée forte capable d’endiguer les soulèvements. Malheureusement, vous avez complètement décapité cette armée, et les troupes américaines ont fini de se retirer en décembre 2011. L’Irak est donc maintenant aux mains des djihadistes tout puissants.
Pardonnez- moi de venir troubler votre deuil cruel avec le rappel de tous ces malheurs et de ces pauvres réfugiés abandonnés à leur triste sort. Et, j’oubliais, recevez toutes mes condoléances pour la perte de votre chère Miss Beazley.
par Henri LAFFORGUE | Juin 5, 2014 | Réflexions diverses

A l’heure où notre garde des sceaux propose toujours davantage de laxisme face aux délinquants et aux criminels, il est bon de s’interroger sur les meilleurs châtiments pour sanctionner les délits et les crimes.
Toute faute envers la société mérite une peine. Mais une peine graduée en fonction de la gravité de la faute. Une peine qui peut exclure de la société, pour un temps, donné le coupable. Une peine qui doit constituer pour la victime une réparation, et enfin une peine qui doit permettre au coupable, après son exécution, de réintégrer la société dont il s’est exclu et l’inviter à prendre le bon chemin.
Cette peine pour être réparatrice suppose une certaine souffrance. Cette peine doit s’accompagner d’un sentiment de justice et cette peine doit être, disons-le, pour celui à qui elle est infligée un honneur.
Malheureusement notre justice est à cent lieues de tous ces impératifs.
La prison est rarement un lieu et un temps d’expiation et de rédemption. Elle rassemble dans une promiscuité pernicieuse de petits délinquants avec de grands criminels, et pervertit les premiers sans bonifier les seconds.
Enfin, les prisons modèles plongent les condamnés dans une solitude mortifère qui les conduit davantage au désespoir qu’à un retour sur le bon chemin…
J’évoque là des vérités générales et, j’en conviens, je ne propose aucune solution pour que les délinquants et les criminels reçoivent un châtiment juste et rédempteur.
Mais je pense qu’il faut tout faire pour aider à s’en « sortir » ceux qui se sont égarés sur de mauvais chemins. Il faut aider en priorité les victimes du malheur, et châtier sans indulgence les notables malhonnêtes auteurs de trafics illicites, qui flouent les braves gens et bien souvent bénéficient d’une impunité injuste ou de peines sans commune mesure avec la gravité de leurs malversations. Je suis scandalisé quand je vois un Jérôme Cahuzac toujours en liberté !
Pour éviter la récidive, il convient d’accompagner ceux qui sortent de prison : je voyais dernièrement dans un quotidien qu’un détenu, aussitôt après avoir été libéré, avait mis le feu à une voiture et s’était dénoncé aussitôt : il souhaitait retourner en prison car il ne savait pas où aller !!!
Je pense enfin que les gardiens de prison doivent avoir un rôle d’éducateurs. Malheureusement, le nombre des prisonniers dont ils ont chacun la garde, ne leur permet pas de remplir ce rôle.
Il faut enfin louer le dévouement de tous les visiteurs de prison et tous les bénévoles qui essaient par leur présence ou par leurs courriers de redonner espoir à des hommes qui, après s’être écartés du droit chemin, peuvent, après s’être amendés se remettre sur la bonne route.
par Henri LAFFORGUE | Avr 28, 2014 | Réflexions diverses
Un magnifique soleil inonde cette première journée de printemps. Une lumière vive et une chaleur délicieuse emplissent notre séjour.
Le bourdonnement d’une mouche se fait entendre. L’insecte va et vient dans la pièce, puis finit pas se jeter sur la baie vitrée, qui la sépare de l’extérieur. Il bute contre cette frontière invisible qu’il voudrait franchir à tout prix pour rejoindre l’immensité des espaces ensoleillés.
La mouche va. Vient. Recule puis revient et se heurte plus fort encore contre l’obstacle. Elle insiste. Son intelligence de mouche – ou plutôt son instinct – ne lui permet pas de comprendre pourquoi son vol est entravé en cet endroit.
Elle insiste et insiste encore, et va sans doute mourir d’épuisement devant cette invisible et infranchissable barrière.
C’est alors que se produit le miracle, c’est-à-dire cet événement que son intelligence de mouche ne peut comprendre et qui va la sauver.
Il se trouve que je n’ai jamais pu supporter de voir souffrir le moindre être vivant, quelle que soit sa taille. A tel point qu’il m’arrive souvent, en période de pluie, de remettre sur une plate-bande un escargot ou un simple ver de terre égarés sur le goudron d’un trottoir.
J’ouvre donc la baie vitrée. Mais la mouche veut forcer le passage en se collant contre la partie fermée. Il me faut donc prendre un journal et, après bien des efforts, je réussis à la mettre sur le chemin de la liberté.
Si cette mouche pouvait parler, elle raconterait sûrement à ses congénères son aventure extraordinaire : une barrière invisible qui se dressait devant elle, qu’elle n’arrivait pas à franchir, et derrière laquelle elle allait sans doute mourir. Puis soudain, le miracle : l’obstacle infranchissable a disparu !
Elle ignore à qui ou à quoi elle doit son salut. Mais elle l’attribuera au Hasard, à la Chance, à la Providence, voire au Dieu des mouches dont j’aurai été l’humble instrument.
N’en est-il pas de même pour nous, les hommes, à propos des phénomènes qui dépassent notre intelligence, le dénouement heureux et inattendu de telle ou telle situation, une guérison inespérée, etc.
Là où l’athée et l’agnostique ne verront que Chance et Hasard, je veux voir la main d’un Dieu d’Amour, la Providence bienveillante d’un père pour son enfant.
Je sais pertinemment qu’en progressant sans cesse, la science finit par expliquer bien des phénomènes, et que ce qui paraît miracle aujourd’hui trouvera une explication parfaitement rationnelle demain.
Qu’importe ! Je sais aussi que nul ne pourra jamais m’expliquer le miracle de la Vie, ni le miracle de l’Amour. L’indicible bonheur d’aimer et d’être aimé. Et à défaut d’autre mot, j’en attribue humblement la paternité à la Providence et à Dieu, qui accompagnent inlassablement et fidèlement mes pas depuis bientôt soixante-sept ans, et à cette petite étoile du ciel qui brille dans mon cœur, sous les ciels clairs comme dans les nuits le plus sombres.
PS : Rendons à César ce qui revient à César : cette chronique a été inspirée par un article de Rémi Brague intitulé « Le Seigneur des mouches » et paru dans le Monde des Religions de novembre-décembre 2013