par Henri LAFFORGUE | Juil 7, 2015 | Réflexions diverses
Insidieusement, pas à pas, jour après jour, sans que nous nous en rendions compte, les médias formatent notre façon de penser, modifient notre conscience et notre perception des choses. Je pendrai deux exemples : l’homosexualité et la GPA.
J’ai toujours eu le plus grand respect pour les homosexuels, hommes ou femmes. Contrairement à ce que j’ai longtemps pensé, je sais aujourd’hui que l’homosexualité touche également le monde animal, mais il faut reconnaître humblement que nous ne connaissons pas l’origine de cette inclination sexuelle.
Il n’empêche, il me semble qu’elle ne touche, chez les humains et chez les animaux, qu’une minorité. Qu’elle n’est pas la règle, s’il doit y avoir une règle en ce domaine.
Or, je constate que, depuis que la loi sur le mariage gay a été votée, il y a, dans un grand nombre de téléfilms et feuilletons télévisés, des couples d’homosexuels. Que ce qui était l’exception devient la règle.
C’est une façon de vanter le mariage gay qui pour moi est une faute. Je l’ai souvent dit ici, le mot « mariage » concerne un homme et une femme, et non pas deux personnes de même sexe. Et s’il était souhaitable de consacrer l’union de deux personnes de même sexe, de leur permettre une protection sociale lors de la maladie ou du décès de l’un d’eux, il importait de donner à cette union un autre nom que celui de « mariage ».
Parlons maintenant de la GPA ou « Grossesse Pour Autrui ». Pour moi, tout ce qui est possible n’est pas permis. Cette obstination de couples à recourir à des mères porteuses pour avoir un enfant qui soit génétiquement le leur – couples hétérosexuels ou homosexuels – me semble, je ne crains pas de le dire, contre nature.
Une femme ne saurait louer son ventre comme un garagiste loue des voitures. Porter un enfant pendant neuf mois dans son ventre n’est pas anodin. Et si un couple, pour de multiples raisons ne peut pas donner la vie à enfant, il a maintes façons de donner un sens à sa vie, et peut en adopter.
Je le dis, moralement la GPA est condamnable. Mais je constate, en regardant les journaux télévisés, que les médias banalisent de plus en plus cette forme de procréation et la prive de toutes ses attaches morales – ou éthiques pour employer le mot à la mode.
Ainsi, les téléspectateurs lambda que nous sommes, finissons par trouver tout à fait « normales » des pratiques qui ne le sont pas.
« Si Dieu n’existe pas, tout est permis » déclare Ivan Karamazov dans Les frères Karamazov de Dostoïevski. Personnellement, je ne sais pas si Dieu existe, et l’on range tellement de « choses » sous ce nom ! Mais, qu’il existe ou non, j’estime que tout n’est pas permis. Que nous avons une conscience et une morale qui nous imposent des limites.
Hélas, nos médias aujourd’hui foulent au pied notre conscience et notre morale, et les limites qui les accompagnent. Et nous conduisent aux pires désordres.
Pour en finir avec la GPA que la France condamne à bon escient, je dois dire ici mon embarras pour les enfants qui en sont issus. Il est bien évident qu’on ne peut priver un être humain d’identité. Mais l’on pourrait peut-être pénaliser, d’une façon ou d’une autre, les parents qui défient la loi.
par Henri LAFFORGUE | Juil 4, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
La déchristianisation, lancée depuis des mois et des années par les socialistes, les agnostiques, les athées et les francs-maçons de tout poil, se poursuit. Insidieuse, rampante, sans douleur, et si nous n’y prenons pas garde, si nous ne réagissons pas, nous nous réveillerons, un beau matin, dans une France islamique.
Ainsi un de mes amis internautes vient de me signaler que la mention de « saint » avait été supprimée dans l’indication des fêtes du lendemain, à la fin du journal de 20 heures, sur France 2. On ne dit plus c’est demain la fête de « saint » Henri, ou de « saint » Joël, mais c’est la fête d’Henri, ou de Joël.
J’ai tenu à vérifier cette information. Et là, surprise : je constate que, non seulement la mention « saint » a été supprimée, mais qu’il n’y a plus du tout aucune mention des fêtes de notre calendrier !…
Quelle honte ! Et pas un homme politique pour monter au créneau et crier au scandale ! Tous ménagent leur électorat, veulent s’attirer les voix des musulmans, et font tout pour les caresser dans le sens du poil !…
Ils s’abritent derrière le paravent de la laïcité. Mais je rappelle, une nouvelle fois, que si la France est, d’après sa constitution de 1946, une « République laïque », cela ne signifie nullement qu’elle interdit les religions. Cela veut dire qu’elle ne se réclame d’aucune religion, mais qu’elle les respecte toutes, dans la mesure où elles ne troublent pas l’ordre public.
Or aujourd’hui, vu tous les passe-droits et privilèges accordés aux musulmans, je me demande si la France n’est pas devenue islamique, ou en voie de l’être dans un avenir proche…
par Henri LAFFORGUE | Juil 1, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
Mes fidèles lecteurs s’étonnent peut-être que je n’aie rien écrit sur la Grèce, qui fait la une de l’actualité depuis des semaines. La raison de mon silence est simple : je suis totalement dépassé par cette crise, j’avoue n’y rien comprendre, et la profusion d’informations, loin de m’éclairer, m’embrouille.
Je dirai donc simplement qu’il me semble que l’Europe a une grande part de responsabilité dans la crise d’aujourd’hui. En 2001, la Commission européenne a émis un avis favorable pour un passage de la Grèce à l’euro le 1er janvier 2002, alors qu’elle savait pertinemment que les comptes publics ne le permettaient pas et étaient maquillés.
De 2001 à 2009, la Grèce a bénéficié d’une pléthore de prêts internationaux, sans que la Banque Centrale Européenne s’inquiète de sa possibilité de les rembourser un jour.
A partir de 2010, les prêts qu’elle recevait avaient pour but de lui permettre de rembourser la tranche précédente et ainsi de suite…
Et pendant ce temps, quelle mesure prenait-elle pour assainir son économie ? Si mes informations sont bonnes, la retraite était – ou est toujours ? – à 50 ans, une grande partie des Grecs ne paie pas d’impôts, il n’y pas de cadastre et l’Eglise possède des biens fonciers considérables qui ne rapportent rien l’Etat…
Et maintenant les Grecs ont à la tête de leur pays un trotskyste, démagogue, qui leur fait croire qu’il va faire des miracles, attend tout des créanciers, et a enfoncé un peu plus encore son pays dans le chaos…
Quel avenir, demain, pour ce pays qui a tant apporté au monde par sa culture, par sa sagesse, par rayonnement à l’aube de la civilisation ? Je n’ai pas de réponse.
Mais je regrette que nos technocrates aient commencé par construire une Europe de la monnaie. Il eût été plus pertinent de commencer par construire, à petite échelle, avec quelques pays seulement, une Europe des cœurs et des âmes. Une Europe de la culture dont les membres auraient conservé leur indépendance et se seraient soucié, avant tout, de vivre en paix, après des siècles de guerre.
Au lieu de cela, nos technocrates ont bâti une Europe du « fric », une Europe ingérable en raison d’un trop grand nombre de membres et de leurs disparités économiques, une Europe enfin qui s’immisce dans la vie de chaque Etat et les asservit, les étouffe sous une surabondance de lois et de réglementations !…
On ne fait rien de grand sans une communauté d’âme et de cœur. Or l’Europe d’aujourd’hui n’a pas d’âme.
Pour en revenir à la Grèce, l’arrivée au pouvoir de l’extrême gauche et du populisme risquent d’en sonner le glas.
Prenons garde que la même chose ne nous arrive pas, demain, en France, en cédant aux sirènes de l’Extrême-droite et à ses promesses mirobolantes. Je crains fort que, si par malheur, elle arrivait au pouvoir, la situation ne soit rapidement identique à celle de la Grèce, voire pire. Que la France ne s’enfonce dans un abîme encore plus profond…
par Henri LAFFORGUE | Juil 1, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
« Charité bien ordonnée commence par soi-même. »
Ce proverbe m’est venu à l’esprit en voyant, jeudi dernier, 25 juin, sur France 2, lors du journal de 20 heures, un reportage sur le village de Pouilly-en-Auxois, qui accueille, depuis le mois de janvier, 60 migrants.
Je suis loin d’être insensible aux souffrances de ces demandeurs d’asile qui ont fui la guerre dans leur pays. Comme tout être humain, ils ont doit à vivre en paix.
Mais j’interroge en découvrant que, pendant que ces migrants sont logés gratuitement et reçoivent chacun, chaque jour, une aide de l’Etat de 11,50 euros pour se nourrir, une habitante du même village, victime du chômage et n’ayant plus les moyens de payer son loyer, est sur le point d’être expulsée !
Je le regrette, mais il y a là quelque chose qui ne tourne pas rond ! Il y a là une injustice insupportable.
Avant de venir en aide à tous les sinistrés de la planète, la Justice ne veut-elle pas que l’Etat vienne en aide à nos concitoyens en difficulté ?!…
Je pose la question. Je vous laisse, lecteurs, donner la réponse.
par Henri LAFFORGUE | Juin 28, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
Nos pères avaient vaincu le nazisme et ramené la Paix et la Liberté en France. Le communisme et sa folie étaient en voie d’être jugulés. Et je me demande aujourd’hui quel monde nous allons laisser à nos enfants.
Un monde déchiré par un terrorisme sanglant et aveugle qui frappe en tout lieu et à tout moment des victimes innocentes.
Un terrorisme contre lequel les imprécations de nos chefs d’Etat et ministres sont totalement impuissantes.
S’il ne faut pas confondre la masse des musulmans avec ces « fous de Dieu » qui égorgent, qui décapitent sans pitié, il convient de prendre conscience que l’islam est une religion qui a quatorze siècles de retard sur les autres civilisations.
Récemment, l’Arabie Saoudite recherchait huit bourreaux pour décapiter ses condamnés à mort et pour trancher la main des voleurs ! Dans ce pays la femme est tenue en esclavage et la femme adultère est lapidée !…
Qu’on ne vienne pas me dire, après cela, que l’islam est compatible avec le monde d’aujourd’hui !
Les musulmans bien-pensants prétendent que le ramadan est le mois de la prière et de la paix. C’est oublier que Mahomet a mené des batailles pendant ce mois. C’est tout sauf un mois de trêve. Les attentats d’hier le montrent, hélas.
L’islam condamne le suicide. Mais il exalte ses kamikazes, semeurs de mort, en fait des martyrs qui donnent leur vie pour la grandeur de leur religion, et il leur offre une nuit dans un hôtel de luxe – avec sans doute de jeunes vierges ! – la veille de leur crime, en préfiguration de cette union promise par le Prophète avec les « houris » du Paradis !
Alors qu’en France, l’évêque d’Evry propose de transformer les églises désaffectées en mosquées, et que Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande mosquée de Paris, demande l’ouverture de 2 000 mosquées, pendant ce temps les chrétiens en Arabie Saoudite n’ont pas le droit d’ouvrir des églises et sont persécutés !…
Pour de basses raisons électoralistes, les socialistes encouragent l’islam. « Il faut aider l’islam à grandir et à se solidifier… Il faut faire jaillir un islam ancré et implanté en France, dans la République, mais cela prendra du temps », déclarait dernièrement Manuel Valls au forum sur la République et l’islam !
Le temps n’est plus à l’angélisme béat et j’ai bien peur que le laxisme des années passées, la condamnation pour « islamophobie » et racisme de tous ceux qui mettaient en garde contre les dangers de l’islam, sonnent maintenant l’hallali du monde occidental. Le terrorisme et la barbarie sont là et que pouvons-nous faire ?…
Alors que nous avons besoin d’une armée forte, nous vivons le pacifisme des années trente, à l’origine de la défaite de 1940 et des cinq années de guerre qui ont suivi.
Malheureusement, l’armée, notre armée, n’est pas épargnée par les dangers de l’islamisme. De jeunes loups réussissent à s’infiltrer dans les rangs de la Légion étrangère, pour s’entraîner aux techniques de combat les plus perfectionnées, au maniement de toutes les armes, et vont rejoindre ensuite les terroristes. Et cela, malgré l’extrême vigilance des recruteurs !…
Oui ! Le ver est dans le fruit et le terrorisme est peut-être le sort auquel est condamné le monde pendant de longues années…
Je dresse ici un constat que certains trouveront exagéré et qui pourtant me semble refléter une vérité profonde. Je n’ai malheureusement pas de remèdes.
La justice demande qu’on ne châtie pas l’innocent avec le coupable. Aussi, on ne peut châtier les cinq millions de musulmans français à cause de quelques milliers de terroristes en herbe.
Mais peut-être pourrait-on fermer les 80 ou 90 mosquées salafistes de France dans lesquelles on prêche un islam radical ? Peut-être pourrait-on également interdire la double nationalité, en invitant les personnes qui vivent sur notre sol à choisir entre la France et leur pays ? Peut-être pourrait-on exercer une surveillance intensive sur les imams et interdire, voire expulser, ceux qui prêchent la violence ? Peut-être enfin, faudrait-il interdire le retour en France de tous ceux qui sont allés combattre dans les rangs des djihadistes ?…
J’entends déjà des lecteurs crier au fascisme, et me traiter de « Frontiste ». Je rappelle ici que je n’appartiens à aucun parti et revendique ma liberté de parole. Je souhaite simplement et ardemment un monde libre et en paix pour tous les Français aujourd’hui et pour mes enfants demain.
Cette Liberté et cette Paix sont hélas bien compromises, et nous ne pourrons les retrouver qu’en faisant preuve de fermeté et de courage, et en refusant toute démagogie !
par Henri LAFFORGUE | Juin 15, 2015 | Réflexions diverses
Doit-on, parce que des dizaines de milliers de migrants fuient la famine et les guerres, dans des embarcations de fortune, hommes, femmes et enfants, condamnés à la misère, mus par l’espoir de terres plus accueillantes que bien souvent ils n’atteindront pas, doit-on pour autant, à cause de cette misère si criante et si injuste, renoncer au plaisir d’une croisière en mer Méditerranée ou dans les Caraïbes ?
Cette question s’impose à moi avec force, ce soir, quand je vois qu’une croisière est offerte au couple dont nous fêtons l’anniversaire, et quand je vois que plusieurs couples de la fête reviennent de croisière ou s’apprêtent à y partir.
Cette question n’est pas nouvelle pour moi, et souvent je me la pose : peut-on être heureux, peut-on goûter le bonheur quand tant d’hommes sont dans le malheur ?
Et chaque fois la même et insatisfaisante réponse me vient à l’esprit. Renoncer à tous les plaisirs de la vie ne supprimera pas d’un pouce la misère du monde et, qui plus est, les plaisirs que nous consommons, participent, en aval, à la vie économique du monde et au mieux-vivre de bien des gens en leur assurant un emploi, fût-il petit.
Il n’importe, j’aurai toujours le plus grand mal à être heureux tant qu’il y aura une personne dans le malheur ici-bas.
Mon drame, c’est de ne pas accepter l’injustice et de croire de moins en moins en une justice divine qui compenserait, dans l’Au-delà, les injustices de ce monde.
Je pense cependant qu’il ne faut pas bouder des plaisirs que peuvent nous apporter les jours. Et ma ligne de conduite est d’user avec modération de ces plaisirs, en restant toujours sensible aux souffrances de ceux qui m’entourent, en pleurant avec ceux qui pleurent, et surtout en essayant de leur communiquer ma joie de vivre, et de faire naître sur leurs visages attristés un sourire, fût-il fugitif.