par Henri LAFFORGUE | Nov 13, 2015 | Actualité
Bahar. Une petite Afghane de quatre ans, vivant – ou plutôt « survivant » – dans la jungle de Calais, le plus grand bidonville d’Europe. Le seul espoir, pour son père : qu’elle rejoigne sa famille installée près de Leeds, en Angleterre.
Une occasion se présente. Celle d’un ancien militaire britannique, Rob Lawrie, âgé de 49 ans, père de quatre enfants et travaillant comme bénévole humanitaire à Calais.
Un soir, près d’un feu, la petite Bahar, s’endort dans ses bras. Son père insiste, une nouvelle fois, pour qu’il l’emmène en Angleterre rejoindre sa famille, et lui permette d’échapper à l’enfer de ce bidonville…
Rob a toujours refusé, mais ce soir-là, devant le désespoir de ce père et la misère de cette enfant, il « craque ».
Peu de temps après, les douaniers découvrent l’enfant cachée dans sa camionnette. Elle est renvoyée dans le bidonville. Lui doit être jugé le 14 janvier à Boulogne-sur-Mer. Il risque cinq ans de prison.
«Ce qui me préoccupe, dira-t-il, c’est que des enfants plus jeunes que le moins âgé des miens se promènent dans la jungle vêtus de quatre couches à cause du froid. Et nous ne sommes que début novembre».
Cette histoire a ému bien des personnes en Grande-Bretagne et en France, et a donné lieu à des pétitions dans les deux pays.
Elle illustre bien la bêtise et l’horreur d’une Justice froide et sans âme. Je n’ai bien évidemment pas de solution à proposer pour résoudre ce drame de Calais où survivent 6 000 migrants dans des conditions épouvantables. Et j’imagine qu’il n’est pas possible que l’Angleterre les accueille tous.
Mais cette fillette ! Cette seule fillette, qui a de la famille dans le nord pays, qui avait la chance, une chance unique, d’être arrachée à l’enfer de ce bidonville, et de retrouver la chaleur d’un foyer, pourquoi la refouler ?!… Cela n’aurait pas troublé l’équilibre – ou plutôt le « déséquilibre » ! – de la planète !…
Non ! Vraiment je ne comprends pas et ne comprendrai jamais la justice des hommes !
par Henri LAFFORGUE | Oct 26, 2015 | Actualité
La mort de 43 personnes dans l’accident de car, vendredi dernier, dans la Gironde, est un événement dramatique et je partage la peine de toutes les familles touchées par cette épreuve.
Mais je voudrais dénoncer ici le voyeurisme et la curiosité malsaine et totalement déplacée de certains journalistes.
En quoi est-il utile, enrichissant pour le téléspectateur – ou pour l’auditeur de radio – d’interroger des parents lointains des victimes, de faire des gros plans sur des personnes effondrées de douleur, de vouloir les faire parler à tout prix, etc. ?
Je le dis tout net : tout cela pour moi s’apparente à une agression de l’intimité des familles et des proches des victimes. Et tout cela n’ajoute strictement rien au partage de la peine, de la tristesse que tous nous éprouvons devant un tel drame.
Et puis est-il nécessaire de revenir en boucle, chaque soir, lors du journal télévisé, sur ce terrible accident, de montrer les mêmes images, de poser les mêmes questions ?…
Une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes aura lieu ce mardi. On nous annonce la présence du Président Hollande. J’estime que ce n’est pas sa place. C’est la place d’un ministre, mais le Président de la République n’a pas à se montrer après chaque drame.
Il y a donc une nouvelle fois, avec cet accident, une récupération médiatique totalement déplacée – cela fait de l’audience alors les médias s’en donnent à cœur joie ! – et une récupération politique tout aussi déplacée.
par Henri LAFFORGUE | Oct 26, 2015 | Actualité
Quand les élèves d’une classe font des fautes graves et que le ou les coupable(s) ne se dénoncent pas, il arrive que toute la classe soit punie. Enfant, je me suis souvent élevé contre ce qui me semble aujourd’hui encore pas totalement juste. Mais, pour faire régner l’ordre, il faut parfois défier quelque peu la justice.
Ainsi devrait-il en être avec les gens du voyage qui se sont révoltés et ont occasionné des dégâts incalculables dans la Somme, en août, et en Isère, la semaine dernière. Quand on montre une telle solidarité dans le crime, il faut savoir montrer la même solidarité pour le réparer.
Les pouvoirs publics nous disent qu’il sera très difficile d’identifier les coupables. Et il est probable qu’ils ne le seront jamais. Alors si personne ne veut se dénoncer, si personne ne peut être poursuivi par la justice, que les gens du voyage de la Somme et ceux de l’Isère, assument leurs responsabilités.
Il n’appartient pas aux contribuables que nous sommes de payer les nuits de cauchemar qu’ils ont imposées à toute une population, les voitures, les commerces brûlés, les routes ou autoroutes dévastés, etc.
La justice voudrait que ce soit ceux qui commettent le crime qui le payent. Hélas, nos dirigeants laxistes et couards n’oseront jamais prendre de mesures en ce sens, et c’est vous et moi, pauvres citoyens, condamnés à payer impitoyablement une amende pour un dépassement de vitesse de quelques kilomètres heure, qui devront rembourser les saccages causés par des hystériques en pleine crise !
par Henri LAFFORGUE | Oct 24, 2015 | Actualité, Réflexions diverses
J’ai maintes fois dit, dans ces chroniques, ce que je pensais de l’homosexualité, des homosexuels et du mariage pour tous.
L’homosexualité est un fait – que l’on trouve dans l’espèce humaine et dans l’espèce animale – mais était, jusqu’à présent, une exception. Or les médias font tout pour en faire la norme, au même titre que l’hétérosexualité.
C’est ainsi que l’on ne peut plus voir de séries télévisées sans la présence et l’affichage de couples homosexuels. Et ainsi, les adolescents à la découverte de leur corps, risquent d’être poussés vers l’homosexualité alors que rien ne les y prédisposait.
Le mariage pour tous. Je l’ai dit cent fois. Il est tout à fait légitime que les couples homosexuels bénéficient de protections sociales en cas de décès ou de maladie d’un des deux partenaires. Mais leur union, n’aurait jamais dû porter le nom de « mariage » qui, de tout temps s’est appliqué à l’union d’un homme et d’une femme.
En imposant ce « mariage pour tous » le gouvernement a divisé les Français – alors qu’il y a tant d’autres priorités telles que l’emploi, le logement, la sécurité, etc. – et contribue à détruire la famille, fondement de la société.
Non contente de son œuvre destructrice, Christiane Taubira, la garde des Sceaux et Ministre de la Justice, et une clique de socialistes font tout à nouveau pour ouvrir la PMA (Procréation Médicalement Assistée) aux couples d’homosexuels, et sont partisans, également, de la GPA (Gestion Pour Autrui – c’est-à-dire recours aux Mères porteuses, locations de ventres pour autrui).
Ainsi l’enfant devient de plus en plus un objet, un droit et la famille se délite un peu plus.
Les pauvres citoyens que nous sommes, nous sommes mis en face du fait accompli. Des Associations appellent à la vigilance, au refus de ces lois dramatiques qui priveront des enfants des de la présence et de l’amour indispensables dans un foyer d’un père et d’une mère ! Hélas, elles se heurtent au rouleau compresseur socialiste qui laissera derrière lui un désert qui risque de ne jamais refleurir !…
par Henri LAFFORGUE | Oct 16, 2015 | Réflexions diverses
J’apprends qu’une très importante nécropole – des Ve et VIIe siècle – a été découverte à Lyon, dans le quartier de Fourvière. Elle renfermerait plus de 600 sépultures.
L’extension des villes et les travaux d’urbanisme s’accompagnent souvent d’importantes découvertes archéologiques et, parmi elles, d’anciennes sépultures.
La connaissance du passé est nécessaire pour comprendre le présent et entrevoir l’avenir. Aussi, il faut se réjouir de toutes les fouilles qui sont entreprises lors de ces découvertes.
Mais une question se pose à moi : que vont devenir tous ces squelettes – ou restes de squelettes – quand ils auront été photographiés sous tous les angles, quand ils auront été analysés, scannés et auront fait l’objet de prélèvements ADN ?
La réponse d’un ami archéologue est sans ambiguïté : ils iront dans des cartons !
Je suis profondément heurté d’une telle issue.
Ces hommes, ces femmes et ces enfants – dont il ne reste que les squelettes ou parties de squelettes – souhaitaient reposer pour l’Eternité dans la terre où ils ont été inhumés. Et ils méritent le respect quelle que soit leur ancienneté.
Il ne saurait bien évidemment pas être question de faire une tombe individuelle à chacun.
Mais ne pourrait-on pas inhumer tous ces ossements dans un lieu paisible –un jardin ombragé avec des fleurs – dans lequel on viendrait se promener, dans lequel on pourrait se recueillir, et dans lequel les morts d’hier pourraient retrouver le sommeil dont on les a tirés ?…
Cela ne coûterait pas des mille et des cents, me semble-t-il, et serait la marque de respect minimum qu’on pourrait leur donner.
A l’approche de la fête de la Toussaint, je lance cette suggestion. Qui la retiendra ?…