DSK : la descente aux enfers…

L’infidélité conjugale appartient au domaine de la sphère privée et la Justice et les médias n’ont pas à s’en mêler. Mais il en est tout autrement du viol.

Si Dominique Strauss-Kahn a réellement tenté de violer cette femme de chambre – et tout porte à le croire – la Justice doit faire son travail et il doit être démis de ses fonctions.

Je sais que la culture américaine diffère beaucoup de la culture française dans le domaine des médias, et que les photos humiliantes de Dominique Strauss-kahn menotté qui nous choquent, n’ont rien de choquant outre-Atlantique. J’avoue cependant qu’elles me révoltent.

Je suis révolté aussi qu’on ait refusé la remise en liberté sous caution de Dominique Strauss-Kahn et surtout qu’on l’ait incarcéré dans la prison la plus violente et la plus dure des USA. Etait-ce nécessaire ?…

Hélas, les USA ont beaucoup à apprendre dans le domaine de la Justice. Je n’oublierai jamais le sort des prisonniers de Guantanamo, privés de tout jugement et soumis pendant des mois et des années aux tortures les plus barbares, indignes d’un peuple qui se veut le champion de la Démocratie.

Si je suis révolté par la façon dont est traité Dominique Strauss-Kahn, il est bien évident que je n’oublie pas la victime, cette femme de chambre traumatisée et qui portera peut-être à jamais les séquelles de cette folle agression. Il est juste que son agresseur soit poursuivi. Mais doit-on le condamner à soixante-dix ans de prison comme on menace de le faire ?…

Dominique Strauss-Kahn est sans doute un brillant économiste, mais c’est aussi un malade sexuel. Son cas relève avant tout de la médecine… Et quoi qu’il en soit, il reste un homme ce que les juges américains semblent avoir complètement oublié.

DSK, une Justice qui me révolte !…

Quels que soient les faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn, et quelle que soit la sympathie que l’on ait pour lui, il s’agit d’un homme et pas n’importe quel homme !

Aussi, je suis absolument révolté par la façon dont le traite la Justice américaine et par les médias qui se complaisent à diffuser en boucle, sur toute la planète, tous les détails et toutes les photos concernant cette sordide affaire.

On ne ferait pas mieux pour le pire des criminels. Pour la pire des crapules !…

Je ne supporte pas de voir cet homme les mains menottées dans le dos, comme s’il s’agissait d’un vulgaire et dangereux malfaiteur, risquant de s’échapper !…

N’oublions pas que Dominique Strauss-Kahn est Directeur du FMI et était, jusqu’à hier, en tête de tous les sondages pour la prochaine présidentielle !

Tous ceux qui savent encore raison garder, s’accordent à reconnaître ses compétences au FMI où il a su remettre de l’ordre et apporter un peu plus de justice.

Il y a la vie publique et la vie privée. Ne les mélangeons pas et sachons apprécier les compétences de la vie publique.

Si un homme politique commet des fautes graves dans sa vie privée, il me semble souhaitable que la Justice attendent pour le juger qu’il ait achevé les mandats qu’il exerce dans sa vie publique.

En agissant comme elle le fait, la Justice américaine humilie injustement un homme et prive le monde d’un grand serviteur.

Honte à la Justice américaine qui sous prétexte d’égalité devant la loi, commet les pire fautes !

Oussama ben Laden et la Justice

Je n’entends pas prendre ici la défense d’Oussama Ben Laden. C’était un abominable criminel, nul ne peut le nier, et qui s’est réjoui de la mort des quelque 3 000 victimes du World Trade Center.

Mais, ce qui fait l’honneur des nations civilisées, c’est de ne pas user des mêmes méthodes que les terroristes qu’elles combattent.

La mise à mort d’Oussama Ben Laden me dérange. Les informations que nous avons depuis 24 heures sont contradictoires. Aux dernières nouvelles, il aurait été abattu d’une balle en pleine tête, alors qu’il n’était… pas armé !…

Mais, ce qui me choque le plus, c’est que son corps ait été jeté à la mer et n’ait pas reçu de sépulture. Même dans la mort, notre pire ennemi, le plus barbare et le plus criminel, reste un homme, et une nation civilisée s’honore en le traitant avec humanité.

La liesse de tant d’Américains en apprenant cette exécution, enfin, est indécente. Je sais la souffrance de tous ceux qui ont perdu un être cher dans l’effondrement des Tours jumelles. Eux non plus, n’ont pu se recueillir devant le corps de l’être aimé déchiqueté, éparpillé en mille morceaux au milieu des ruines…

Mais cependant, au-delà de la peine et des larmes, au-dessus de la vengeance, il y a la Justice. Or, l’exécution d’Oussama ben Laden, son immersion comme une vulgaire charogne d’un animal quelconque, violent les principes de la Justice éternelle.

La violence appelle la violence. La vengeance appelle la vengeance. Prions que la mort d’Oussama ben Laden ne vienne pas grossir les rangs des terroristes et susciter de nouvelles vocations de kamikazes !…

A propos des mères porteuses…

Quoi de plus normal qu’un couple souhaite avoir des enfants ? C’est l’accomplissement, le prolongement naturel de l’Amour qui unit un homme et une femme.

Mais la nature a ses caprices et il arrive – pour de multiples raisons – qu’un couple ne puisse pas naturellement avoir des enfants, du fait de l’homme ou de la femme.

Les scientifiques ont mis au point maintes techniques pour suppléer les carences de Dame Nature. Je ne parlerai ici que de la gestation pour autrui, autrement dit des mères porteuses.

Comment une femme peut-elle accepter d’être détachée d’un enfant qu’elle a porté pendant neuf mois en son sein ?

Les mois de grossesse sont des mois d’échanges, de partage, de complicité intimes et profonds, entre une mère et son enfant. Les séparer à la naissance est pour moi quelque chose de totalement inhumain.

Les couples qui recourent à cette solution, me semblent répondre à un désir égoïste d’enfant. On n’a pas un enfant pour soi-même, mais pour lui-même. Pour lui faire découvrir la beauté, les mystères et les joies de la Vie. Et il y en a, même si la dramatique effervescence de notre monde aujourd’hui peut nous faire croire le contraire.

On a un enfant pour l’ouvrir au monde, pour essayer de le rendre maître de son destin et l’inviter à répandre l’Amour, la Justice, la Paix.

Pour un enfant la naissance est un bouleversement fantastique. Le couper alors de sa mère biologique augmente son désarroi.

Mais, me dira-t-on, bien des enfants dans le passé et aujourd’hui encore sont privés à la naissance de leur mère biologique – pour maintes raisons – et sont parfaitement heureux, réussissent ou réussiront parfaitement leur vie.

C’est vrai. Mais cette séparation à la naissance n’avait pas été programmée dès la conception comme dans le cas des mères porteuses.

On a, avec la gestation pour autrui, une dimension commerciale sordide. Etre mère porteuse risque de devenir un métier comme un autre, et l’enfant devient une marchandise, un objet qu’on achète.

Et puis, il y a ces cas invraisemblables où la mère portera l’enfant de sa fille : quelle confusion générationnelle !

J’ajoute que, lorsqu’il est dans le ventre de sa mère, un enfant se familiarise avec la voix, avec la langue de cette dernière. Dans le cas des gestations pour autrui, on ajoute au traumatisme de la naissance, l’obligation d’apprendre une nouvelle langue et de se familiariser avec une nouvelle mère…

Oui, quoi de plus naturel qu’un couple souhaite avoir des enfants. Mais, si la Nature ne le permet pas, je ne comprends pas cette obstination à vouloir à tout prix un enfant qui soit biologiquement le sien.

Il y a tant d’autres façon de donner un sens à une vie, de prodiguer les richesses d’Amour que chacun porte en soi. Un homme et une femme qui s’aiment peuvent faire le bonheur d’orphelins ou d’enfants abandonnés. Et un couple homosexuel peut très bien s’épanouir dans des œuvres sociales ou caritatives…

La science rend possible beaucoup de choses. Mais il ne faut pas croire que tout ce qui est possible soit bien.

Remise en liberté de trois trafiquants de drogue…

Si j’ai approuvé la colère des magistrats à propos des accusations lancées contre eux par Nicolas Sarkozy lors de l’assassinat de Laëtitia Perrais à Pornic, je trouve absolument lamentable la remise en liberté de trois trafiquants de drogue, par un juge des libertés et de la détention à Draguignan, la semaine dernière.

Ces trois individus risquaient dix ans de prison. La police les avait interpellés à un péage, alors qu’ils transportaient 1,3 kg de cocaïne dans leur voiture.

Le juge des libertés a déclaré qu’ils seraient convoqués ultérieurement pour être jugés ! De qui se moque-t-il ?!… On imagine bien, maintenant qu’ils sont repartis dans la nature, que ces trois individus dangereux vont se présenter devant la Justice !!!

Cette décision dénote de la part de ce juge un mauvais esprit déplorable et lourd de conséquences. Dans ce cas, oui, j’estime que ce juge qui ramène à néant les efforts de la Police, devrait être sanctionné.